Arrêt et stationnement · Leçon gratuite
Arrêt ou stationnement ?
Un véhicule immobile n’est pas automatiquement en stationnement. La raison et la durée de l’immobilisation déterminent la règle à appliquer.
À la fin de cette leçon
- Distinguer arrêt et stationnement
- Reconnaître une immobilisation imposée par la circulation
- Appliquer le bon panneau d’interdiction
- Qualifier correctement une immobilisation
- Choisir le côté et la position autorisés
L’arrêt au sens du code
Un véhicule est à l’arrêt pendant le temps nécessaire pour faire monter ou descendre des personnes, ou pour charger ou décharger des choses. L’opération doit rester réelle et limitée au temps nécessaire.
Le stationnement
Dès que l’immobilisation dépasse ces opérations, le véhicule est en stationnement, même si le conducteur reste au volant ou laisse le moteur tourner. Attendre une personne qui n’est pas prête constitue donc normalement un stationnement.
Les immobilisations dues au trafic
Un feu rouge, un embouteillage, un STOP ou une panne ne constituent pas un arrêt ou un stationnement volontaire au sens de ces règles. Les panneaux E1 et E3 se lisent différemment : l’un interdit le stationnement, l’autre l’arrêt et le stationnement.
Immobilisation imposée ou volontaire
Un véhicule immobilisé par un feu rouge, un embouteillage, une injonction ou une panne n’est pas en arrêt ou en stationnement au sens volontaire. L’arrêt correspond au temps nécessaire pour faire monter ou descendre des personnes, ou charger et décharger des choses.
Dès que l’immobilisation volontaire dépasse ces opérations, il s’agit de stationnement. Attendre une personne qui n’est pas prête ou rester dans la voiture ne transforme pas un stationnement en arrêt. Le moteur allumé ne change pas non plus la qualification.
Position normale du véhicule
Hors indication contraire, le véhicule à l’arrêt ou en stationnement se place à droite par rapport à son sens de marche. Sur une chaussée à sens unique, il peut aussi être placé à gauche. Il doit rester parallèle au bord, sauf aménagement autorisant une autre disposition.
Le véhicule doit être rangé de manière à ne pas créer de danger ou gêne inutile. Sur un accotement de plain-pied utilisable, il peut devoir être placé hors de la chaussée ; la situation des piétons et la signalisation restent déterminantes.
Protéger le cheminement des piétons
Un véhicule ne peut pas occuper un trottoir ou une piste cyclable sans autorisation explicite. Lorsque le stationnement est permis sur un accotement que les piétons utilisent, il faut leur laisser un passage praticable d’au moins un mètre cinquante.
Une roue sur le trottoir “pour aider la circulation” peut au contraire forcer une personne en fauteuil ou avec poussette à rejoindre la chaussée. La commodité du conducteur ne justifie jamais la mise en danger d’un autre usager.
Quitter son véhicule
Avant d’ouvrir une portière, contrôlez le rétroviseur et l’angle mort. L’ouverture à la main opposée peut naturellement faire tourner le buste vers les cyclistes. Les passagers doivent également vérifier avant de sortir du côté de la circulation.
Serrez le frein de stationnement, coupez le moteur et prenez les mesures empêchant le véhicule de se déplacer ou d’être utilisé sans autorisation. Ne laissez jamais un enfant ou un animal dans un habitacle exposé à la chaleur.
Mettez la règle en pratique
Un mini-jeu lié à cette leçon.
Le récap’ zen
L’essentiel en quatre points.
- ✓Embarquer, débarquer, charger ou décharger : arrêt limité au nécessaire
- ✓Toute autre attente volontaire : stationnement
- ✓Rester au volant ne change pas la définition
- ✓Une immobilisation imposée par le trafic est une autre situation
- ✓Feu, file ou panne : immobilisation imposée
- ✓Dépose immédiate ou chargement : arrêt
- ✓Attente prolongée : stationnement
- ✓Laisser au moins 1,5 m aux piétons lorsqu’ils utilisent l’accotement