Vous attendez cinq minutes une personne qui n’est pas encore sortie, en restant au volant. De quoi s’agit-il ?
Arrêt et stationnement · Leçon gratuite
Un véhicule immobile n’est pas automatiquement en stationnement. La raison et la durée de l’immobilisation déterminent la règle à appliquer.
Un véhicule est à l’arrêt pendant le temps nécessaire pour faire monter ou descendre des personnes, ou pour charger ou décharger des choses. L’opération doit rester réelle et limitée au temps nécessaire.
Dès que l’immobilisation dépasse ces opérations, le véhicule est en stationnement, même si le conducteur reste au volant ou laisse le moteur tourner. Attendre une personne qui n’est pas prête constitue donc normalement un stationnement.
Un feu rouge, un embouteillage, un STOP ou une panne ne constituent pas un arrêt ou un stationnement volontaire au sens de ces règles. Les panneaux E1 et E3 se lisent différemment : l’un interdit le stationnement, l’autre l’arrêt et le stationnement.
Un véhicule immobilisé par un feu rouge, un embouteillage, une injonction ou une panne n’est pas en arrêt ou en stationnement au sens volontaire. L’arrêt correspond au temps nécessaire pour faire monter ou descendre des personnes, ou charger et décharger des choses.
Dès que l’immobilisation volontaire dépasse ces opérations, il s’agit de stationnement. Attendre une personne qui n’est pas prête ou rester dans la voiture ne transforme pas un stationnement en arrêt. Le moteur allumé ne change pas non plus la qualification.
Hors indication contraire, le véhicule à l’arrêt ou en stationnement se place à droite par rapport à son sens de marche. Sur une chaussée à sens unique, il peut aussi être placé à gauche. Il doit rester parallèle au bord, sauf aménagement autorisant une autre disposition.
Le véhicule doit être rangé de manière à ne pas créer de danger ou gêne inutile. Sur un accotement de plain-pied utilisable, il peut devoir être placé hors de la chaussée ; la situation des piétons et la signalisation restent déterminantes.
Un véhicule ne peut pas occuper un trottoir ou une piste cyclable sans autorisation explicite. Lorsque le stationnement est permis sur un accotement que les piétons utilisent, il faut leur laisser un passage praticable d’au moins un mètre cinquante.
Une roue sur le trottoir “pour aider la circulation” peut au contraire forcer une personne en fauteuil ou avec poussette à rejoindre la chaussée. La commodité du conducteur ne justifie jamais la mise en danger d’un autre usager.
Avant d’ouvrir une portière, contrôlez le rétroviseur et l’angle mort. L’ouverture à la main opposée peut naturellement faire tourner le buste vers les cyclistes. Les passagers doivent également vérifier avant de sortir du côté de la circulation.
Serrez le frein de stationnement, coupez le moteur et prenez les mesures empêchant le véhicule de se déplacer ou d’être utilisé sans autorisation. Ne laissez jamais un enfant ou un animal dans un habitacle exposé à la chaleur.
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Le récap’ zen
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